Une route sinueuse dans les plis des montagnes de l’Atlas marocain
Un manifeste des Original Siroccans

Au début,
il y avait une route.

Avant le nom. Avant la ligne de départ.
Trois personnes, une idée qui ne tenait pas en place,
et un pays à rencontrer vraiment.

Lire notre lettre
Quelque part entre une idée
et un souvenir.Maroc · Le premier chapitre · 2026
01 / L’étincelle

Un pays ne tient
pas dans
un décor.

Pour le Maroc qui se raconte
entre les destinations.

Cher futur Siroccan,
Il y a le Maroc que l’on photographie. Et celui qui reste en nous, longtemps après avoir rangé l’appareil.

Le thé qui fait oublier l’heure. Une main levée au bord d’un village. La ville qui s’efface derrière nous. L’Atlas qui desserre lentement son étreinte, jusqu’à laisser l’horizon au désert.

Pendant des années, nous avons vu des événements automobiles extraordinaires traverser ce pays. Nous avons entendu leurs promesses d’aventure, de découverte, de rencontre. Et toujours revenait cette impression : tant de choses essentielles restaient au bord du chemin.

Le Maroc donnait déjà tout. Ses routes. Ses montagnes. Son hospitalité. Ses changements d’humeur magnifiques et imprévisibles. Nous voulions créer un rallye qui sache accueillir tout cela.

Traverser un lieu est une chose.
Lui faire une place en soi en est une autre.

Voilà notre point de départ. Une frustration, oui. Mais en dessous, une forme d’amour. Et cette conviction obstinée : nous pouvions créer quelque chose à la hauteur du pays qui nous porte.

Une ruelle de la médina de Marrakech, bordée de tapis et de murs en terre
01 / Marrakech La ville derrière la carte postale.

Tout ce que
le roadbook
ne peut contenir.

Un guide et des dromadaires marchant parmi les dunes de l’Erg Chigaga
02 / Le Sahara Le silence que l’on emporte.
02 / La naissance · Printemps 2026

D’abord, un trait.
Puis, mille raisons
d’y croire.

Au printemps 2026, nous étions trois. Mohamed. Khalil. Dounia. Ce que nous imaginions n’avait pas de nom. Seulement la sensation de ce que cela pourrait devenir.

Nous tracions des itinéraires. Les effacions. Recommencions. Nous appelions des hôtels, comptions les kilomètres, débattions des routes. Des villes apparaissaient sur la carte, disparaissaient, revenaient. Peu à peu, un trait prenait la forme d’un voyage.

Puis vint le travail que personne ne photographierait. Les budgets qui refusaient de s’équilibrer. Les documents réécrits pour la dixième fois. Les réunions dans les cafés, les bureaux, les voitures. Quinze minutes qui devenaient une soirée entière.

Des milliers de messages. Des nuits tardives qui rejoignaient les petits matins. Un problème résolu, trois autres en attente. Et sans doute assez de café pour faire rouler le rallye à lui seul.

Tout changeait. Sauf la raison pour laquelle nous le faisions.

Dans les marges de nos premières cartes

Marrakech Ouarzazate M’Hamid El Ghizlane Zagora Taznakht Aït Ben Haddou

tracé, effacé,
et toujours espéré.
Mai022026
Le jour où l’idée a trouvé son nom

Sirocco.

Un vent venu du Sahara.
Un peu du désert, emporté au-delà de lui-même.

Deux mots sont apparus au milieu d’une conversation : Rallye Sirocco. Et ce qui n’avait vécu qu’entre nous avait soudain un nom à offrir au monde.

Le nom de domaine a suivi. L’identité. Le site. Les premières présentations. L’idée devenait mouvement. Restait le plus difficile : demander à d’autres de croire à une ligne de départ encore invisible.

De l’autre côté du silence

Des centaines de non.
Quelques oui extraordinaires.

« Nous y
croyons. »

Parfois, il n’en faut pas plus
pour recommencer.

Des présentations envoyées dans le silence. Des messages lus, sans réponse. Des portes entrouvertes juste assez pour laisser entrer l’espoir, puis refermées. Nous reviendrons vers vous. Parfois, oui. Le plus souvent, non.

Certains jours, la distance entre le rallye dans nos têtes et celui qui existait vraiment semblait infranchissable. Des jours où s’arrêter aurait été raisonnable.

Mais nous n’avions pas besoin de tout le monde. Nous avions besoin de quelques-uns.

Quelques personnes qui répondaient. Qui nous invitaient à nous asseoir. Qui imaginaient les voitures avant leur arrivée, le Sud à travers un pare-brise, le premier équipage quittant Marrakech.

Un oui devenait un nouvel appel. Une porte ouverte, le courage de frapper encore. Une seule personne qui y croyait suffisait parfois à nous redonner confiance à tous les trois.

Il n’y a pas eu de matin miraculeux. Seulement de petites victoires, recueillies une à une, jusqu’à ce qu’une idée commence à tenir debout.

03 / Les visages · Là, avant le nom

Les Original
Siroccans.

Trois regards différents.
Une seule obsession.
Lui donner vie.

Mohamed Ettoubaji, l’un des trois Original Siroccans
L’architecture invisible

Mohamed
Ettoubaji

L’itinéraire derrière le voyage. Les systèmes, la logistique, les budgets, les fondations numériques. Mohamed a donné une structure au rêve, veillant sur les mille détails invisibles qui doivent tenir lorsque l’imagination rencontre enfin la route.

Khalil Belfqih, l’un des trois Original Siroccans
Une voix au-delà de la pièce

Khalil
Belfqih

Une idée a besoin d’un langage pour voyager. À travers son image, sa communication et ses partenariats, Khalil a aidé le rallye à sortir de la pièce où il était né, pour que d’autres puissent le reconnaître, le comprendre et y croire.

Dounia Christina, l’une des trois Original Siroccans
Le lien humain

Dounia
Christina

Derrière chaque porte ouverte, il y a une personne. Dounia a fait entrer l’idée dans de nouveaux cercles, tissé des relations, créé des rencontres et donné à Sirocco une présence humaine au-delà de ses premiers soutiens.

Nous n’étions pas toujours d’accord. Nous n’avions pas besoin de nous ressembler.
Nous avions besoin de continuer à construire, ensemble.

À ceux qui nous ont soutenus

Certains vous
donnent le
courage de continuer.

Abdelouahed EttoubajiMohamed Birouaine

L’enthousiasme sait voir un horizon.
L’expérience sait ce qu’il faudra pour l’atteindre.

Abdelouahed Ettoubaji a soutenu le projet lorsqu’il était encore fragile. Ses conseils, ses critiques, son expérience et sa confiance nous ont rendus plus exigeants. Il a interrogé les réponses faciles. Mis les belles idées à l’épreuve. Rappelé que le rallye devait fonctionner, résister à l’imprévu et mériter la confiance qu’on lui accordait.

Parfois, le plus grand soutien n’est ni un chèque ni une solution. C’est la confiance nécessaire pour faire le pas suivant. Il nous l’a donnée.

Mohamed Birouaine nous a également rejoints dans ces premiers temps, apportant son regard, ses connaissances et son soutien alors qu’une idée entre amis devenait une organisation.

Et puis il y a ceux dont les noms ne rempliront peut-être jamais une page. L’ami qui a partagé un numéro. La famille qui a écouté, encore. Le fournisseur qui a trouvé une solution. Le bénévole qui a demandé : « Comment puis-je aider ? »

Certains ont donné des mois. D’autres, trente secondes. Une présentation peut accomplir ce que cent emails n’ont pas réussi. Nous emportons ces instants avec nous.

Les trois premiers noms. Jamais les derniers.

Nous l’avons commencé.
Il ira plus loin que nous.

Rallye Sirocco appartient à ceux qui lui donnent vie.

Les équipagesLes copilotesLes bénévolesLes communautés rencontréesLes mécaniciensLes photographesLes partenairesLes famillesLes premiers soutiensVous

Nous voulions créer quelque chose dont chacun puisse faire partie.
Quelque chose que d’autres pourraient porter plus loin que nous.

04 / La promesse

Que la route
laisse une trace
en vous.

Des lanternes éclairent un camp dans le désert près de M’Hamid au crépuscule
Pour les conversations qui prolongent la lumière.

Oui, il y aura de la précision. De la navigation. De l’esprit d’équipe. Cette satisfaction discrète d’avoir trouvé le juste rythme.

Mais un rallye de régularité peut contenir bien plus qu’un classement. Nous voulons que les lieux entre les lieux célèbres comptent. Que les personnes rencontrées entrent dans le récit. Qu’une journée de route laisse de la place au rire, à la fatigue, à l’hospitalité, à la surprise.

  1. I

    Rencontrer le pays.Faire du Maroc le cœur de l’expérience : sa culture, ses communautés, sa vie quotidienne.

  2. II

    Honorer le chemin.Accorder autant d’attention à la route entre les étapes qu’à l’arrivée. Faire une place à l’inattendu dans le souvenir.

  3. III

    Transmettre le souffle.Construire un rallye qui grandisse au-delà de ses trois premiers noms, façonné par tous ceux qui y mettent un peu d’eux-mêmes.

Arriver avec plus qu’un résultat.
Arriver avec quelque chose qui reste.

L’architecture de terre d’Aït Ben Haddou, l’un des lieux qui nous attendent en chemin
Décembre 2026 · Une ligne de départ nous attend à Marrakech

Le plus beau
n’a pas encore eu lieu.

À l’heure où nous écrivons ces mots, le premier Rallye Sirocco n’a pas encore eu lieu. Pas de photo d’arrivée. Pas de vieilles traditions. Pas d’étape préférée dont chacun se souvient différemment.

Bientôt, les tableaux deviendront des kilomètres. Les noms sur les formulaires deviendront des visages. Les appels, des poignées de main. Le trait sur un écran, des montagnes, des villages et de la poussière à travers un pare-brise.

Nous ne savons pas quel inconnu deviendra un ami. Quelle erreur d’itinéraire deviendra une plaisanterie. Quel instant vous raconterez encore dans dix ans.

Cette partie-là vous appartient.

Une lettre ouverte. Une histoire inachevée.

Nous sommes tous
Siroccans.

D’une frustration, une idée. D’une idée, une route.
D’une route, un nom. De quelques convictions, un rallye.

Nous avons écrit les premières pages.
La suite s’écrira sur la route.

Mohamed EttoubajiKhalil BelfqihDounia Christina
Les Original Siroccans
Rallye Sirocco

Le Souffle du Maroc.

Et bientôt, le vent se lèvera.